24 Juillet 2008

Toulouse : Le marché du luxe se maintient

Eté 2008

« Le marché se maintient en particulier sur les produits très haut de gamme situés dans Toulouse. Mais les acquéreurs prennent plus de temps et sont plus exigents sur le niveau des prestations.  » 


Anne et Thierry de la Sauzay, dirigeants des agences Mercure, et Pierre Chassaigne,
président fondateur du groupe Mercure.

Même dans le marché du luxe, les acquéreurs ont décidé de prendre leur temps pour réaliser leurs achats. L’envie d’acheter est toujours là, mais les affaires mettent plus de temps à se concrétiser. Les acheteurs, hésitent, vont, viennent, et les visites n’aboutissent pas toujours à une offre, et encore moins à une signature.

En réalité, les turbulences du marché classique se font aussi ressentir dans le haut de gamme. Pourtant le Sud-Ouest attire, y compris des étrangers en quête de villégiature. En effet, Midi-Pyrénées dispose toujours d’une offre importante de belles propriétés, maisons de maître, manoirs et belles demeures.


A Toulouse, la demande concerne plutôt de beaux appartements, produits classiques ou entièrement rénovés. La Dalbade, St Etienne ou l’hypercentre restent alors des quartiers valeurs sûres. Ceux qui cherchent une maison dans la ville se focalisent plutôt sur la Côte Pavée ou le Busca. Les choses sont un peu différentes à l’extérieur de la ville où, comme dans le marché classique, les très beaux biens ont plus de mal à séduire.

Dans l’Est Toulousain par exemple, à Balma, la verte banlieue haut de gamme, l’offre de très belles maisons avec prestations de standing s’est beaucoup élargie ces dernières années. Le choix est important, mais la demande pour ce type de biens s’essouffle.

 

3 Questions à …Marc Cellura
Directeur de l’agence RBI

 

1. Comment se porte le marché du luxe à Toulouse et dans la région ?
Nous avons ressenti les turbulences du marché immobilier de base. Mais finalement le marché qui est le plus impacté est celui des biens situés dans la tranche des prix inférieurs à 700 000 euros. Au-delà, sur le très bel immobilier et jusqu’à 2 millions , nous arrivons à bien travailler. Sur des biens localisés au centre de Toulouse, il peut n’y avoir aucune négociation, même au-delà d’un million d’euros. A l’extérieur de Toulouse les choses sont différentes.

 

 

2. Quels sont les secteurs valeurs sûres ?
Tous les quartiers historiques St Etienne, l’hypercentre, la Dalbade restent des endroits prisés où la demande en beaux appartements et en hôtels particuliers ne faiblit pas. Les gens ont en ce moment besoin de se rassurer, ils privilégient donc des biens classiques par rapport aux produits atypiques.

 

 

3. Qui occupe le marché du luxe dans la région ?
Les étrangers, défavorisés par un dollar bas, ne sont pas très présents. En revanche, les Français  sont là, en particulier des locaux et des mutés à hauts postes.

 

 

Les quartiers

Hypercentre
Ancien  de 3 500 à 5 000 euros/ m2
Neuf de 3 500 à 4 500 euros/ m2

 

 

Près du Capitole, de la Dalbade ou dans le quartier St-Etienne, de très beaux appartements et des hôtels particuliers avec parquets à l’ancienne, pierres et galets aux murs et parfois des terrasses en jardins suspendus, constituent les trésors cachés de l’immobilier de luxe. Pour s’installer dans ces vieux quartiers typiquement toulousains, les acheteurs n’hésitent pas à dépenser jusqu’à 5 000 euros le mètre carré. Un prix d’autant plus élevé que ces biens sont rares.


La Côte Pavée
Ancien de 3 000 à 5 000 euros/ m2
Neuf de 2 900 à 3 500 euros/ m2

 

 

Elle domine toujours le centre ville de Toulouse et tient sa réputation de quartier recherché. Plus aérée que le centre ville, la Côte Pavée abrite de belles propriétés, et des maisons cossues. Le volant d’acheteurs pour ce quartier est toujours là. Mais le marché reste difficile, beaucoup d’échanges de biens se font par le bouche à oreille et dans la confidentialité.


Le Busca
Ancien  de 3 500 à 4 000 euros/ m2
Neuf de 2 900 à 3 500 euros/ m2

 

 

Certains Toulousains ne voient que par le Busca, joli quartier résidentiel, plus près du centre que la Côte Pavée et à deux pas du Jardin des Plantes, le poumon vert de Toulouse. Au Busca on trouve de belles maisons des années 30 et des Toulousaines typiques avec briques et galets qui cachent de jolis jardins intimes.


Balma
Ancien de 2 900 à 3 500 euros/ m2
Neuf de 2 900 à 3 200 euros/ m2

 

 

La banlieue verte de l’est toulousain attire. Elle présente tous les avantages de la campagne aux portes de la ville, grands espaces, vue sur les coteaux de l’est toulousain et un habitat récent avec une offre étoffée de belles maisons de standing.


Coup d’œil sur le marché par Demeures & Châteaux

 

 

Quartier de St Aubin
Appartement de 6 pièces 900 000 euros
Un appartement de 215 m2 situé dans un hôtel particulier du xixe avec un grand jardin, une dépendance et un parking.

 

 

Quartier de la côte Pavée
Villa d’architecte 1 300 000 euros
Une villa d’architecte située sur un beau terrain avec piscine.

 

Source : Annonces extraites du site lux-residence.com