20 Mai 2009

Mazda MX-5 - Fruit de la passion

Les légendes ont la peau dure… Le roadster MX-5, qui fête ses vingt ans en 2009, reçoit un lifting qui lui rend toute sa jeunesse. A déguster avec capote de toile ou toit rigide rétractable.

Lancé en 1989, le roadster MX-5 figure dans le Livre des records comme cabriolet sportif biplace le plus vendu au monde (850 000 unités à ce jour). Un titre de gloire qui ne lui donne pas le droit de s’endormir sur sa renommée. Rendons hommage à Mazda qui gère à la perfection l’image de sa poule aux œufs d’or : subtilement remis au goût du jour à plusieurs reprises sans jamais rien perdre de son identité, le MX-5 a adopté en 2006 une intéressante version à toit rigide rétractable qui le maintient dans le coup face à la déferlante des coupés-cabriolets. A son crédit, un poids contenu à 1 100 kg, une silhouette intemporelle de stricte deux places à long capot et des moteurs enjoués transmettant leur puissance aux roues arrière. L’une des rares voitures modernes à distiller un réel plaisir de pilotage sans demander à son conducteur d’enfreindre la loi sur route ouverte… Les puristes choisiront bien sûr la capote en toile traditionnelle, qui se manie d’une seule main en quelques secondes. Reconnaissons toutefois à sa version à toit rétractable un réel gain en confort acoustique, sans compter qu’elle ne craint pas les coups de canifs malveillants les soirs où la belle dort dans la rue.

 

Pur roadster à l’ancienne

 

Qu’elle soit chapeautée de tissu ou de métal, l’irremplaçable Mazda reçoit pour son vingtième anniversaire une poignée d’améliorations esthétiques et techniques qui, pour être discrètes, n’en sont pas moins bienvenues. A commencer par la face avant, qui adopte une nouvelle calandre aux feux inclinés vers l’intérieur. Le profil se distingue par des moulures de bas de caisse plus sculptées et plus saillantes. La poupe, enfin, voit son bouclier s’incliner vers le haut pour affleurer le bas des feux arrière. Le tout offrant une meilleure aérodynamique, gage d’une consommation maîtrisée. Car les deux moteurs quatre cylindres essence sont aussi vifs que sobres. Le 2 litres, accouplé à une boîte manuelle à six rapports, développe toujours 160 ch mais voit son régime maxi passer à 7 500 tr/min (500 tr/min de plus que précédemment), pour une consommation moyenne de 7,6 l/100 km. Le 1,8 l de 126 ch est inchangé, mais sa consommation baisse de 4 %, à 7,0 l. Les performances ne sont pas ébouriffantes, ce qui n’a aucune importance tant est intense le bonheur de jouer du petit levier de vitesses aux débattements ultra-courts. L’intérieur offre un confort viril de bon aloi sur un tel engin, les retouches apportées à l’habitacle sont en revanche tellement minimes qu’elles passent inaperçues ! Tant mieux, voilà un pur roadster à l’ancienne qui ne s’embarrasse d’aucun gadget et ne demande qu’à être balancé de virage en virage… avec une certaine retenue sur route mouillée, malgré la présence d’un ESP bien calibré. Du plaisir brut, vendu à partir de 26 000 €.

 

L. C.