Les dirigeants de Fiat se frottent les mains. Quelques mois après son lancement, la nouvelle Fiat 500 dépasse les prévisions commerciales les plus optimistes. Au point que Turin doit revoir sa copie et augmenter de 50 % la cadence de l’usine polonaise qui fabrique la « voiture de l’année » 2008 !
Avant même que ne soit proposés à la vente la version sportive Abarth ou le très attendu cabriolet, les carnets de commande de la Fiat 500 affichent en effet complet dans l’Europe entière, au point qu’il faille patienter jusqu’à un an entre la commande et la livraison !
Les raisons de ce succès ? Il serait réducteur d'enfermer la nouvelle 500, lancée exactement un demi-siècle après le chef-d’œuvre industriel que fut son aînée, dans le carcan d'un simple exercice de ré-interprétation nostalgique. L'objectif de Fiat n'était pas de concevoir une voiture ressemblant à la 500, mais de la recréer... La nouvelle venue respecte donc le concept d'origine sur le plan de la forme et de la fonction, mais place l'accent sur les innovations qu’elle introduit pour la première fois dans ce segment du marché.
Voilà une voiture sûre, non seulement grâce sa robustesse structurelle mais aussi grâce aux équipements qu'elle propose, dont les sept airbags de série et la disponibilité d'un ESP évolué sur toutes les motorisations. C'est aussi la première fois qu'une compacte se décline en une gamme aussi riche : quatre niveaux de finition ; trois motorisations; douze teintes de carrosserie, dont six vintage évoquant les années 50 et 60, quinze habillages intérieurs, dont les précieux Cordura et cuir Frau, 19 autocollants extérieurs… Soit un total de 549 936 combinaisons ! Le tout - cerise sur le gâteau - étant proposé à prix d’ami face à la concurrence : à partir de 9 900 €. Ma que bella macchina !
Par Laurent Caillaud
Demeures et Châteaux - juin 2008