20 Octobre 2009

Fiat 500 c - Découvert autorisé

Deux ans après la résurrection de la 500, Fiat frappe fort avec cette version découvrable qui réussit à se rendre encore plus séduisante.

Rabat-joie, passez votre chemin, la Fiat 500C est un appel à l’euphorie. Face à une concurrence aux lignes interchangeables, la jeune Italienne n’est pas la moins chère, ni la plus puissante ni la mieux finie, mais elle est la plus mignonne. On pourra bien sûr pleurer face au déclin d’une industrie automobile qui puise son inspiration dans le passé pour mieux masquer son essoufflement stylistique. Soit, mais ne boudons pas notre plaisir devant cette subtile réinterprétation du pot de yaourt de 1957. « La Fiat 500C est plus que la version découverte de la 500 lancée en juillet 2007, explique Roberto Giolito, directeur du style Fiat et Abarth. Expression libre de l’automobile, cette nouvelle voiture représente une typologie à part, dotée d’une forte personnalité héritée de la toute première version de 1957, et enrichie par la dimension émotionnelle qu’elle incarne pour ses inconditionnels au fil des ans ». Vaste programme, pour cette séductrice de poche.


Propositions originales

Principal changement par rapport à la version fermée, qui arbore depuis deux ans son statut de best-seller européen, l’adoption d’une capote en toile coulissante se commandant électriquement depuis l’habitacle ou par télécommande. Comme son aïeule, la 500 n’est pas un vrai cabriolet : ses arches de toit restent en place capote ouverte ou fermée. Une solution simple qui, outre sa fidélité au patrimoine de la marque, permet de proposer sans surcoût excessif une découvrable à prix d’ami, aussi rigide que la berline. Autre énorme avantage par rapport à un vrai cabriolet, il est possible de décapsuler jusqu’à 60 km/h ! Soit à moitié, façon toit ouvrant, soit entièrement, ce qui aveugle la lunette arrière et oblige la 500C à adopter de série le radar de recul.
La capote est disponible en 3 coloris – beige lunaire, rouge météorite et noir éclipse – qui peuvent être assortis à de nombreuses teintes de carrosserie, dont certaines sont directement inspirées de l’aspect « vintage » des couleurs de la version originale des années 50 (le comble du chic). Autre clin d’œil à l’ancêtre, le coffre s’ouvre de bas en haut, pour une contenance quasi inchangée de 182 litres. Un volume rikiki, mais pourtant supérieur à celui de sa grande rivale, la Mini cabriolet. Et pour rendre la 500C vraiment unique, une nouvelle collection de stickers et badges a été créée. Nous ne saurions trop recommander les papillons et les capitales européennes ! L’intérieur gagne au passage de nouvelles propositions pour le moins originales : des objets ludiques, comme le petit tableau noir sur la planche de bord, ou plus féminins comme le support pour maquillage. Fin du fin : la coque de la clé de contact peut être personnalisée avec des cristaux Swarovski. Vendue à partir de 14 200 e en version 1,2 l essence, la 500C ne coûte que 2 500 e de plus que sa sœur à toit rigide. Un peu à la manière d’une certaine 2 CV en son temps, elle offre à tous (ou presque) un art de rouler bien sympathique, à quatre sous un parapluie !

 

L. C.