October 20, 2009

Les Hauts-de-Seine gardent la cote

Le département des Hauts-de-Seine attire les familles aisées, parfois expatriées des XVIe et XVIIe arrondissements de Paris. Et si le marché immobilier, jusqu’alors prospère, connaît un petit ralentissement depuis quelques mois, certaines villes ont su tirer leur épingle du jeu.


Boulogne-Billancourt donne un bon coup de frein
En 3e position des villes les plus chères des Hauts-de-Seine, le marché haut de gamme de Boulogne-Billancourt pousse encore les familles à gros budgets à s’y installer. Mais si les prix ont augmenté de plus de 5 % en un an à Boulogne-Billancourt, du nord au sud, le volume de transactions accuse aujourd’hui un léger coup de frein, et la crise a pour effet de creuser les écarts de prix entre les quartiers chic du nord, près du bois de Boulogne, moins urbanisé et regorgeant de beaux appartements et hôtels particuliers, et le sud, plus populaire. De 4 200 e le m2 en dessous de la place Marcel-Sembat, jusqu'à plus de 9 500 e pour le très haut de gamme près du boulevard d'Auteuil et de Roland-Garros. C'est au sud qu'une dynamique semble se redessiner : des studios ou 3-pièces neufs de 60 m2, proposés entre 100 000 et 400 000 e, accueillent les nouveaux arrivants, des cadres avec enfants surtout, pour un premier achat. Au centre-ville, les prix approchent ceux du nord, et les appartements récupèrent enfin leur valeur réelle, attirant à nouveaux quelques jeunes couples, désintéressés il y a encore quelques mois.

 


Levallois-Perret, l’autre XVIIe

Ancienne commune industrielle, Levallois-Perret a connu la construction de nombreux programmes immobiliers et a vu son rang se hisser juste derrière Neuilly-sur-Seine et le prestigieux XVIIe arrondissement de Paris. Proche de Paris grâce à la ligne 3 du métro, avec beaucoup d'espaces verts et des facilités pour les familles, Levallois-Perret reste recherchée pour sa qualité de vie. Comme dans le XVIIe mitoyen, il y a de nombreux acheteurs parisiens à la recherche de parking dans l'immeuble et d'un ascenseur assez grand pour y entrer avec une poussette. Les immeubles récents, propres, confortables et nombreux, sont un atout de la ville, qui enregistre une baisse des prix limitée à 5 % depuis septembre 2008. Les biens situés entre Neuilly-sur-Seine et la rue Anatole-France se négocient entre 5 500 et 6 500 e le m2. Dans l'ancien, le centre propose de beaux immeubles, mais pour des surfaces parfois un peu limitées, entre 5 500 et 6 000 e le m2. Les quartiers proches de Clichy, où s’installent encore quelques grosses entreprises, restent à la traîne, entre 4 500 et 5 000 e le m2 autour de la rue Victor-Hugo. Une douceur des prix qui ne fait cependant pas oublier que les chiffres avaient, à la fin de 2008, pris plus de 7 % par rapport à 2007.

 


Neuilly-sur-Seine, une légère baisse espérée

Neuilly-sur-Seine est la ville des Hauts-de-Seine qui a connu la plus forte montée de prix ces trois dernières années avec notamment + 8 % en 2008 et un prix moyen frôlant 7 500 e du m2. Commune la plus chère du département, elle est toujours le refuge des familles fortunées à la recherche d’un habitat d’exception avec des prestations dignes des plus beaux immeubles parisiens. Aujourd’hui, il faut savoir que la crise est sélective et le prix des biens de qualité ne baisse pas. Le marché de Neuilly semble subir une baisse globale de 5 % depuis l'automne, le marché se situant entre 6 800 e et 7 800 e le m2. Les appartements les plus cotés sont les grands appartements et les hôtels particuliers qui font face au bois de Boulogne avec des prix pouvant même effleurer parfois 11 000 e du m2. Le quartier central, entre la mairie, le marché et la rue Madeleine-Michelis, reste apprécié par les familles pour ses écoles et par les jeunes couples pour la proximité du métro. Face à la Seine, le quartier Saint-James a aussi ses aficionados, bien qu’un peu plus éloigné de Paris. La grande majorité des acheteurs est déjà neuilléens ou parisiens. Mais plus on s’éloigne du centre-ville, plus les prix diminuent. Les grands axes, plus bruyants sont plus abordables et de plus en plus recherchés par des budgets un peu plus serrés. Avec un prix situé entre 6 500 e et 7 000 e le m2, les grandes artères résidentielles près de Levallois-Perret, comme le boulevard Bineau ou le boulevard Victor-Hugo, sont désormais un peu plus difficiles à vendre. Des acheteurs se replient sur Levallois, à des prix inférieurs.


C.V.